« Etude comparative de la chevelure (Les Fleurs du mal) et un hémisphère dans une chevelure (Petits poèmes en prose) de Baudelaire »
« Etude comparative de la chevelure (Les Fleurs du mal) et un hémisphère dans une chevelure (Petits poèmes en prose) de Baudelaire »
Plan du commentaire Introduction
1- Présentation des deux recueils de poèmes de Baudelaire
1-1-Présentation des Fleurs du mal
1-2- Présentation du Spleen de Paris 2- Analyse comparée des deux textes
2-1- Remarques
2-2- En résumé
Conclusion
Introduction
Romantique attardé ? Parnassien ? Le seul poète réaliste du XIXe siècle ? Un « symboliste » avant la lettre ? Le premier « surréaliste » ? Charles Baudelaire est tout à la fois, si l’on veut ; mais surtout, il défie les écoles poétiques et les classements tant il occupe une place à part dans son époque et dans la littérature de tous les temps.
La souffrance qu’il épanche dans ses poèmes est bien une sorte de « mal du siècle », le « spleen », mais il l’exprime sous une forme si originale et si hardie qu’on n’en trouverait nulle part ailleurs l’équivalent. Pourtant, quasiment ignoré par ses contemporains, condamné, usé par la vie, l'alcool et la drogue, il a eu une fin de vie sinistre, mourant à quarante-six ans paralysé et en ayant presque perdu l'usage de la parole. Il n'a publié de son vivant qu'un seul recueil, les Fleurs du mal .
De plus, il fut aussi à l'écoute de son temps, étant l'un des seuls à admirer, ce que tant d'autres n'apercevaient même pas. Jean d'Ormesson dit de lui : " Baudelaire n'est pas seulement le poète de la volupté, du vertige et de la mort. Il est aussi un critique d'une merveilleuse intelligence".
Ainsi, dans le cadre du cours intitulé : « Auteurs et œuvres majeurs et mineurs des XIX et XXe siècles », nous tenons à présenter une étude comparative de « La chevelure » (Les Fleurs du mal) et « Un hémisphère dans une chevelure » (Petits poèmes en prose) de Baudelaire ». Afin de mieux cerner la question nous procéderons d’abord, à une présentation succincte des deux recueils, ensuite nous tenterons de faire une analyse comparée des deux poèmes en question tout en dégageant une synthèse logique.
1- Présentation des deux recueils de poèmes de Baudelaire
L’œuvre de Baudelaire peut être divisée en deux parties : La première (les fleurs du mal, publié de son vivant) est écrite en vers, et la seconde (le spleen de Paris, œuvre posthume) en prose.
Aux yeux de plus d’un, il est le premier à faire du genre en prose une réalité revendiquée comme un idéal - un idéal par réduction, soustraction, négation, dans ses petits poèmes en prose (autre titre du Spleen de Paris)- « une prose poétique musicale, sans rythme et sans rime », bien qu’il ne soit pas l’inventeur de cette forme française du poème. Il ajoute dans sa dédicace des petits poèmes en prose : « Quel est celui d’entre nous qui n’a pas, dans ses jours d’ambition, rêvé le miracle d’une prose poétique, musicale, sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s’adapter aux mouvements lyriques de l’âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience »[1].
Nous allons dans les lignes qui suivent, tenter de présenter de façon succincte ces deux recueils.
1-1-Présentation des Fleurs du mal
Avec Les Fleurs du Mal, Baudelaire annonce quelques-uns des traits les plus marquants de la poésie moderne. Ses vers y respectent sans doute les règles les plus strictes de la prosodie classique, mais l'audace des figures de style, la précision dans l'analyse des mouvements de l'âme, un goût certain pour la provocation, tout cela mène à Rimbaud puis, avec lui et avec quelques autres artistes comme Lautréamont et Mallarmé, à l'art poétique français.
Rappelons-le, Les Fleurs du Mal constitue l'unique recueil de vers composé par Baudelaire. Dès 1845, le poète annonçait la publication d'un livre qui devait s'appeler Les Lesbiennes. En 1848, Baudelaire se mit à préférer un autre nom pour son œuvre, Les Limbes.
À l'époque, il imaginait que ses poèmes devaient évoquer les sept péchés capitaux, péchés au-dessus desquels trônerait le mal suprême, l'Ennui. Ce n'est qu'en 1857 que Baudelaire publia son recueil sous son titre définitif, Les Fleurs du Mal.
Les Fleurs du Mal est un titre particulièrement heureux. Il renvoie à la beauté en germe dans la perversité, mais aussi à celle que recèle la souffrance physique ou morale dont on peut être la victime. Cette beauté, des poètes romantiques comme Byron s'étaient déjà chargés de la révéler; en ce sens, Baudelaire s'inscrit dans une tradition qui avait fait de Satan le plus splendide des anges.
Mais le titre rappelle aussi que la fleur d'un objet en désigne l'essence; et, de fait, Baudelaire a décrit, dans son recueil, à la fois la cause première du mal, c'est-à-dire l'Ennui, et ses effets les plus pervers. Mais on aurait tort de ramener le livre de Baudelaire à l'unique thème du mal. La palette de l'artiste est évidemment plus variée que cela: l'exaltation la plus vive (Élévation), l'évocation de la pureté spirituelle, l'éblouissement devant la beauté et même le caractère anodin de certains poèmes comme La pipe font des Fleurs du mal l'une des créations les plus variées de l'histoire de la poésie. C’est également dans ce recueil que nous trouvons le poème intitulé « La chevelure » et qui fera l’objet de notre étude.
1-2- Présentation du Spleen de Paris
Le Spleen de Paris, aussi intitulé Les Petits Poèmes en prose, a été publié en 1869 par Asselineau et Banville dans le cadre d'une édition «définitive» des œuvres poétiques et critiques de Baudelaire.
Quelques-unes de ces pièces avaient été rédigées dans les années 1850, mais la plupart l'ont été entre 1860 et 1865, c'est-à-dire à une époque où Baudelaire n'écrivait presque plus de vers.
En 1865, Baudelaire rédigea un projet de recueil dans lequel l'ordre et le choix des cinquante poèmes du recueil ont été fixés. C'est d'ailleurs en vue de ce projet que le poète a écrit sa Dédicace à Arsène Houssaye, où il rend compte de l'esprit dans lequel il a rédigé et dans lequel il faut lire son livre. Le travail d'édition s'est donc appuyé sur ces données.
L’épilogue, lui, était destiné à clore une nouvelle publication des Fleurs du mal et sa présence dans Le Spleen de Paris n'est donc due qu'à l'initiative d'Asselineau et Banville. C’est précisément au nom de la modernité que Baudelaire abandonne le vers traditionnel, dont les contraintes lui paraissent désormais artificielles et limitent son inspiration.
Il lui faut une forme plus libre, susceptible de rendre compte de toutes les facettes de son tempérament, qui convienne à la pente philosophique et moraliste comme à la veine lyrique. Il lui faut aussi inventer un langage pour exprimer tous les aspects de l’existence sur une multitude de tons : l’ironie sarcastique, l’humour noir, la cruauté et la trivialité de la vie moderne sont peu compatibles avec les traditions, et de toute façon, avec les contraintes de l’œuvre en vers.
Quoi qu'il en soit, et comme il le rapporte dans sa Dédicace, l'intérêt de Baudelaire pour les poèmes en prose lui est venu de la lecture du Gaspard de la nuit d'Aloysius Bertrand. Dans ce petit livre, Bertrand avait mis en œuvre une poésie sans métrique et sans rythme au sens de la prosodie traditionnelle, mais aussi délicate et ouvragée que le plus précieux des sonnets.
De plus, Baudelaire dit s’être inspiré d’Aloysius Bertrand qui, avec Gaspard de la nuit (1842), a fait entrer le poème en prose dans la littérature. Mais il ne faut pas surestimer cette influence : si, comme son modèle, il donne bien la primauté à l’image, il ne cisèle pas la prose en refrains et en couplets et son inspiration est aux antipodes du pittoresque moyenâgeux. Pourtant, et comme nous l’avons déjà mentionné, c'est bien avec Baudelaire, puis après lui grâce à Rimbaud et aux poètes surréalistes, que le genre s'est imposé tout à fait.
Au contraire de Bertrand dont l'imagination s'excitait surtout de légendes anciennes, Baudelaire a voulu que son œuvre s'attache au monde moderne. Plus encore que dans Les tableaux parisiens, il s'est intéressé à la Modernité telle qu'elle se vit dans une grande ville, c'est-à-dire qu'il a voulu à capter ce qu'il y a d'éternel et d'essentiel dans les scènes multiples, variées mais en apparence aussi brèves qu'une étincelle que nous propose l'univers urbain.
Autrement dit, « pour lui, le poème en prose est le genre idéalement adapté à la « description de la vie moderne » dans toutes ses fluctuations. Il permet de représenter la profusion et le disparate de l’univers urbain. (Voir Le mauvais vitrier), ou d’imiter le style de faits divers (voir La corde). La grande ville fournit les décors du spleen de Paris des personnages pittoresques (comme le mauvais vitrier), et des schèmes narratifs (comme la rencontre imprévue)».
[2] 2- Analyse comparée des deux textes
Après la publication en 1857 et 1861, du recueil de poème (censure) Les Fleurs du Mal, Baudelaire se tourne en 1869 vers une forme plus moderne : les poèmes en prose.
Ce recueil se compose d'un premier titre assez énigmatique Le Spleen de Paris. Suivis de la mention formelle « Petits poèmes en prose » et deuxième mention « Le spleen de Paris pour faire pendant aux Fleurs du Mal ». Ce recueil contient 50 poèmes dans lesquels domine la première personne.
Un hémisphère dans une chevelure est le 17ème poème de ce recueil, et on y retrouve les thèmes favoris de Baudelaire : le parfum, le voyage, l'exotisme. Ce poème peut être considéré comme une deuxième version, car il a déjà écrit dans les Fleurs du Mal un autre intitulé La chevelure (que nous aurons également à analyser) qui, bizarrement, contient quasiment le même fil d’idée.
Dans le poème en vers (La chevelure), Baudelaire s'adresse à la chevelure tandis que dans le poème en prose (Un hémisphère dans une chevelure), il s'adresse à la femme aimée ; cette différence de destinataire explique la différence de titres.
Sept quintils composent le poème en vers et sept paragraphes de longueur inégale forment le poème en prose : la structure formelle est différente mais pour autant on ne peut conclure à une progression différente. En effet, chaque strophe comme chaque paragraphe contient une unité de sens. Le tableau suivant les présentera de façon brève:
Strophe 1: le thème du souvenir : point de départ : l'odeur de la chevelure : « je la (chevelure) veux dans l’air comme un mouchoir ».
Paragraphe 1: le thème du souvenir : point de départ : l'odeur de la chevelure : « Laisse-moi respirer l’odeur de tes cheveux ».
Strophe 2 : le thème du voyage : point de départ : le parfum de la chevelure. « Le mien ô mon amour ! nage sur ton parfum »
Paragraphe 2 : le thème du voyage : point de départ : le parfum de la chevelure. « ….tout ce que je sens ! tout ce que j’entends dans tes cheveux ! »
strophe 3 : évocation de la destination du voyage : un pays exotique, par delà les mers, chaleur et pureté des hommes. « J’irai là-bas... »
Paragraphe 3 : le thème du pays rêvé : rêve de mer, d'espaces infinis, de soleil, de senteurs, de parfums. « Tes cheveux contiennent tout un rêve… »
Strophe 4 : le thème du port « Un port retentissant… »
Paragraphe 4 : le thème du port « …j’entrevois un port fourmillant de chants mélancoliques,… »
Strophe 5 : le thème du bien-être ; le bercement de la mer « je plongerai ma tête amoureuse d’ivresse,...»
Paragraphe 5 : le thème du bien-être, le bercement de la mer. «…, je retrouve les langueurs des longues heures passées sur un divan,… »
Strophe 6 : Une symphonie de parfums « je m’enivre ardemment des senteurs confondues »
Paragraphe 6 : une symphonie de parfums « …je m’enivre des odeurs combinées… »
Strophe 7 : le thème du souvenir contenu dans la chevelure « Où je hume à longs traits le vin du souvenir»
Paragraphe 7 : le thème du souvenir contenu dans la chevelure. « …, il me semble que je mange des souvenirs »
2-1- Remarques
Au terme de cette comparaison, force est de constater que les deux poèmes suivent une progression identique : Le parfum de la chevelure de la femme aimée est le point de départ d'un voyage mental dans une île exotique où la chaleur, les musiques, les parfums, les hommes, la nature sont en harmonie et offrent au poète un bien-être total.
Ce n'est pas donc pas dans le contenu du poème qu'il faut lire la spécificité de chaque écriture mais dans la forme et surtout dans le style.
Par exemple, dans le poème en prose, on peut constater que c'est la reprise anaphorique de "dans"(cf. : paragraphes 4, 5 et 6), qui met en évidence la progression thématique; la forme impérative " laisse-moi" au début et à la fin du poème insiste sur l'unité du poème (la boucle est bouclée).
Par ailleurs, le texte en prose est plus précis dans la description que dans le poème en vers : les références olfactives sont plus nombreuses (tabac, opium, sucre, goudron, musc et coco) mais le poème en vers use davantage de la métaphore filée de la mer ou de la forêt pour désigner la chevelure et la synesthésie peut se lire aussi à la rime des vers 8 et 9 (aromatique/ musique).... : « Le mien, ô mon amour ! Nage sur ton parfum. J’irai là-bas où l’arbre et l’homme, pleins de sève,… »
2-2- En résumé
L’étude d’un poème en vers diffère de celle d’un poème en prose. En refusant la forme versifiée comme seul critère d’identification du poème, Baudelaire va user de toutes les ressources du langage pour faire de ce qui, à première vue, apparaît comme un texte en prose, un texte poétique. En abandonnant les contraintes formelles du vers, les contraintes de la prosodie, le poète s’offre un espace de liberté et de souplesse qui libère l’expression.
Dès lors, l’écriture poétique peut s’adapter plus aisément aux méandres de la pensée et de l’inspiration sans pour autant la laisser délirer n’importe comment. Le poème en prose n’est pas que de la prose poétique, il obéit à des critères, souples et modulables.
Forme brève, identifiable par un titre qui évoque, le plus souvent, le thème dominant, le poème en prose répond à une structure en paragraphes qui s’articulent logiquement, il use de toutes les ressources de la musicalité du langage ( assonances , allitérations), de la ponctuation, du rythme et de la longueur des phrases, des figures de sens ou topes ( métaphores, allégories, comparaisons, gradations, métonymies, synecdoques, périphrases,…), pour ne citer que celles-là. Donc, le choix de la prose permet une poésie musicale et ample plus souple qu'une forme versifiée.
Ainsi, dans La chevelure, Baudelaire a une attitude dynamique, il est bien présent dans le poème. Il parle des sensations reçues au contact de la chevelure de son amie pour créer un univers nouveau, paradisiaque, favorable à la création artistique.
Tandis que dans Un hémisphère dans une chevelure, il écrit un hymne à l'amour, à la sensualité. Et ce poème en prose reprend non seulement La Chevelure mais encore un autre poème des Fleurs du Mal (Parfums exotiques).
Conclusion
Au terme de tout ce que nous venons de considérer dans ces précédentes lignes, il est fort d’en déduire que Baudelaire fut d’abord l’homme du refus des conventions morales et sociales, d’où son dandysme, son adhésion à l’insurrection de 1848, sa solidarité avec tous ceux que cette société haïssable a broyés. S’il est, avec Nerval, le plus grand romantique – Sainte-Beuve parle de "pointe extrême du Kamtchatka romantique" – ce n’est pas à cause de ses préoccupations sociales : "La poésie n’a pas d’autre but qu’elle-même".
Il refuse l’opposition romantique entre lucidité et génie ; s’il n’a guère d’illusions ("Le progrès indéfini est un mode de suicide incessamment renouvelé"), il cultivera les deux. Il est celui chez qui la double postulation traditionnelle (l’angélisme et le satanisme) trouvera son apogée.
Fort peu rousseauiste, il est pleinement conscient de la puissance universelle du mal. Sur d’autres points encore, il s’oppose au romantisme : il se veut le "déchiffreur de l’universelle analogie", mais est le premier à mettre l’accent sur l’esthétique qui définit chaque créateur. Il se refuse à être guide, et pourtant toute la poésie française, comme dans une large mesure la poésie étrangère, sera dorénavant différente. Car l’œuvre de Baudelaire n’est pas une œuvre parmi d’autres, elle est une révolution : Elle échappe à sa figure et si elle suscite une vénération unanime, elle sera souvent contradictoire. Baudelaire est autant classique que romantique ou "moderne".
Comme Poe, il eut une mort pitoyable. Mais enfin délivré de la "vie", de l’"insupportable vie", il continua à vivre. Dans les Fleurs du mal, qui rassemble plus de cent vingt poèmes, Baudelaire évoque son expérience de la dualité entre divinité et enfer, le Spleen et l’Idéal, ses amours maudits (Jeanne Duval la mulâtresse) ou platoniques (Madame Sabatier, sa muse et protectrice), l’expérience douloureuse ou spirituelle de la solitude, les paradis artificiels (vin, opium, haschich), la débauche et les voluptés interdites (homosexualité, plaisirs sadiques).
Baudelaire parle encore de ses rapports avec la religion, qu’il exècre, de la tentation qu’il éprouve envers la mort. Toutes ces expériences sont des tentatives pour échapper au spleen, les Fleurs du mal sont des fleurs vénéneuses, l’oxymore qui nomme cette somme poétique reflète bien cette tension, cette tentation de trouver l’extase dans les plaisirs interdits de la morale bourgeoise.
La poésie de Baudelaire est de facture classique, utilisant les artifices traditionnels du vers, et de l’alexandrin en particulier. Rimbaud en a critiqué la forme mesquine parfois. Mais cette poésie est lourdement fardée, jusqu’à apparaître comme un masque, recouvrant une grande détresse. Pourtant, dans les Petits poèmes en prose (1862), Baudelaire se libère un peu des formes traditionnelles, même s’ils restent minutieusement métrés.
L’éclatement de la forme classique ne viendra que plus tard, avec Rimbaud, puis Mallarmé. L’œuvre de Baudelaire, dans son romantisme exacerbé et sombre, située au seuil de la modernité poétique, expose longuement le déchirement d’un individu, pris dans le mouvement contradictoire entre le bien et le mal, la laideur et la beauté, Dieu et Satan, l’enfer et le ciel, la félicité et la douleur.
Ainsi, selon Valéry[3], la plus grande gloire de Baudelaire est sans doute d’avoir engendré quelques très grands poètes. Ni Verlaine, ni Mallarmé, ni Rimbaud n’eussent été ce qu’ils furent sans la lecture qu’ils firent des Fleurs du mal à l’âge décisif […].
Tandis que Verlaine et Rimbaud ont continué Baudelaire dans l’ordre du sentiment et de la sensation, Mallarmé l’a prolongé dans le domaine de la perfection et de la pureté poétique. »
Bibliographie et Webographie
1- Georges Poulet, La poésie éclatée. Baudelaire, Rimbaud, PUF, « Ecritures », 1980.
2- Pierre Brunel et Denis Huisman, La littérature française des origines à nos jours, Vuibert, Paris 2001
3- V. Angla, Les Fleurs du Mal de Baudelaire, Bréal, 2000.
1- http:// www.alalettre.com/baudelaire
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[1] A Arsène Houssaye, dédicace des Petits Poèmes en Prose.
[2] Voir notes de cours P27 [3] Valéry, “Situation de Baudelaire”, dans variété
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11. Laliha Le 04/11/2009 à 18:44
Charles Baudelaire est un tres grand poete français , son travail et sa reflexion sont admirables .
10. unknown Le 06/04/2009 à 00:04
C'est un site très sympa qui apporte beaucoup d'information très utile à la compréhension des textes et de l'auteur.
Bravo.
9. Thomas Le 09/03/2009 à 13:29
Le titre du site, ne serait-ce pas une des phrase de l'illustre Brel ??
Contactez moi par mon adresse mail (car je ne suis pas sur mon pc )
cordialement
8. Charles Baudelaire Le 24/11/2008 à 00:49
Mes poèmes ne sont pas destinés à des gens de votre espèce (humaine?), alors n'importunez pas mes admirateurs (humains et cultivés) qui ont assez d'esprit pour les aimer et les analyser.
7. Moi Le 24/11/2008 à 00:39
Lol! Vous faites pitié les mecs! Vous ne voulais pas lire Baudelaire parce que vous êtes trop ****** pour le comprendre. En tout cas, ne pourissez pas la toile avec des commentaires de merde et sans intérêt, surtout sur un site où l'on analyse l'un des plus grand poète français.
6. Anonyme. Le 23/11/2008 à 18:04
Ceux qui désirent lire les poèmes de Baudelaire en ont tout à fait le droit à ce que je sache ... Ceux qui n'en ont pas envi ne les lisez pas mais n'incitez pas les autres à ne pas les lire ... En lisant un poème, on découvre le poète ...
5. li Le 02/11/2008 à 19:28
Inciter les autres à ne pas lire Baudelaire n'est qu'une façon de se sentir moins seuls à ne pas comprendre ces magnifiques textes... et oui il faut un peu réfléchir... ce dont certains ne sont visiblement pas capables...

4. chichi Le 11/10/2008 à 18:49
les poemes de baudelaire, cé archi archi nul, c d'la chiet, j'ai envie de vomir kan je l'ai lit,en gros je voulais vous dire ne liseer jamais baudelaire ou koi ke ce soit en littérature !!!
ceux ki lisent la littérature c tous des batards !!!! 


3. anonyme Le 11/10/2008 à 18:45
les poemes de baudlaire c d'la merde
les deux guignols qui ont écrits ke cétè bien, c des enculers de leur mere ki pu du cul

2. Line Le 15/04/2008 à 16:11
J'aime bien les poémes de Baudelaire
1. SARAH Le 05/02/2008 à 14:38
vrément les travaux de BAUDELAIRE sont exelentes dans tous les paramétres artistiques
Dernière mise à jour de cette page le 30/07/2009